Pendant une main, vous remarquerez que la pression est appliquée à un ou plusieurs joueurs restant dans la main. C’est à ces points que l’argent est gagné ou perdu. La personne mettant la pression a généralement l’avantage, donc être capable de mettre le plus de pression aux bons moments vous donne un peu plus d’avantage que les autres joueurs.
Je crois que c’est l’un des concepts clé en NL nécessaire pour bien faire dans les Sngs et MTTs. Beaucoup de ces principes s’applique aussi pour les jeux cash, mais avec un nombre de jetons défini à la table, être l’agresseur au pic de pression est un gros avantage.
Je n’invente rien ici. Je regarde juste l’anatomie d’une main de poker NL un peu différemment. Tandis que les mises continuent, la pression monte sur chaque joueur jusqu'à ce que les deux soient engagés dans le pot et alors la pression baisse. Un pic de pression si vous voulez. Beaucoup ont dit avant que la différence entre un joueur gagnant et un perdant est la qualité des décisions qu’ils font sous pression. Si vous forcez votre adversaire à prendre des décisions difficiles, vous serez en meilleure position que d’avoir à prendre une décision difficiles vous-même. Par décisions difficiles, j’entends quand la pression est là.
Vous voulez contrôler la taille du pot et manipuler la main de telle manière à ce que ce soit vous qui faites la mise de pression. Il est important de décrire ce qu’est une mise de pression avant que j’explique comment en arriver là. Un exemple :
Vous avez les as, relancez et êtes suivi. Le pot est 75$. Le flop est 10 9 8. Vous misez le flop et êtes suivi. Le pot est 225$. Le turn est un 6. Vous misez 200$ et êtes relancé 700$ de plus. Il vous reste 1200$ et votre adversaire vous a couvert.
Remarquez que lorsque la pression est appliquée sur vous, c’est le pic de la main. Vous êtes forcé de suivre 700$ sachant très bien que vous jouez aussi pour vos derniers 500$. 700$ et un 500$ implicite de plus est le plus de pression (argent) appliquée dans la main. Il ne vous reste que 500$ donc vous ne pouvez pas mettre plus de pression sur votre adversaire qu’il vient d’en mettre sur vous. La relance de 700$ est le pic de pression dans cette main. Si les tapis étaient de 5000$, alors il y aurait encore beaucoup de pression (argent) à mettre et vous pourriez créer un nouveau pic.
Plus les tapis sont petits, plus le pic de pression arrivera tôt dans la main.
Cet article semble avoir beaucoup en commun avec la stratégie en pot-limit ou manipuler la taille du pot est crucial, mais je ne joue jamais en pot-limit, donc il faudra que vous vous fassiez votre propre évaluation.
Généralement (tous dépend au poker), j’essaye de faire 2 choses avant d’arriver au pic de pression dans la main. J’essaye d’obtenir des informations sur la main de mon adversaire et j’essaye de me mettre dans la position de celui qui va appliquer la pression.
Relisez cette dernière phrase.
Une fois que vous atteignez le point de pression dans la main, la personne prenant la décision est la personne qui fera ou qui cassera la main pour les deux joueurs. Si vous êtes celui sous pression, alors vous allez avoir besoin du plus d’information possible sur la main de votre adversaire. Si vous jouez la main de telle façon que vous n’obtenez pas assez d’information sur sa main, vous ne pourrez pas prendre la bonne décision.
Faire que ce soit votre adversaire qui doit être forcé a prendre une décision difficile est évidement (j’espère) un avantage.
Voila les bases comme je les vois.
Idéalement vous pouvez optimiser la situation. Et si vous pouviez mettre votre adversaire dans une situation où il doit prendre des décisions difficiles sans aucun indice sur votre main ? Ah maintenant ça vous parle.
Evidement nous voulons savoir le plus de choses possible sur la main de notre adversaire avant de décider de lui mettre la pression. Faire une grosse mise contre la main max n’est pas vraiment mettre la pression, n’est ce pas?
En suivant ce courant de pensée, en gros nous voulons réduire l’éventail de main de notre adversaire le plus possible et le plus tôt possible dans la main. Nous voulons étendre notre éventail de main le plus possible et nous voulons manipuler la taille du pot de telle façon à ce que ce soit nous qui soyons en position de faire une mise assez grosse pour mettre le plus de pression dans la main. Tout ça n’est que du poker de base n’est ce pas ?
La raison pour laquelle je vois un avantage en regardant une main de NL de cette façon c’est parce que cela décrit pourquoi faire toutes ces choses qui sont du « poker de base ». Je vois souvent des gens justifiant leur jeu en disant « J’essayais de savoir où je me situais dans la main », « j’essayais d’être trompeur avec ma main » ou « je ne pensais pas qu’il pouvait suivre » (mise de pression). Seules ces affirmations ne sont pas importantes. Vous avez besoin des 3.
Quand un adversaire vous paye bien (vous pensiez qu’il n’aurait pas dû), c’est probablement parce qu’il avait des information sur votre main. Une autre situation où je vois les gens faire des « mises d’information », qui essentiellement amène la main exactement au point de pression, et qui permet à votre adversaire d’avoir le choix de mettre la pression ou non. Quand vous jouez avec des gens qui sont capables de mettre la pression avec des purs bluffs (moi), vous risquez d’être sous pression lors de vos mises d’information car c’est transparent.
Un rapide exemple :
Avec des gros tapis, je sur relance un LAG au turn avec hauteur roi. C’était le point de pression. J’étais le joueur qui avait l’opportunité de faire la mise de pression. S’il avait été le petit tapis en commençant la main, alors il aurait fait cette mise au turn et aurait gagné la course au point de pression. Et il aurait gagné le pot.
Dans la même main, le LAG avait très peu d’informations sur ma main quand il a été forcé à prendre une grosse décision. Il devait suivre la majorité de son tapis en sachant seulement que j’avais suivi 2 mises plus petites sur un tableau contenant une paire. Mon éventail ici était énorme.
Retour aux concepts. Savoir ou vous êtes est excellent, mais seulement si c’est assez tôt pour être utile au point de pression. Quand les tapis sont petits, chercher plus d’information est un luxe qui souvent ne vaut pas la peine d’être chassé. Il vous faudra jouer avec l’éventail que vous avez déjà. Mettre la pression est très bien, mais si c’est mineur comparé a ce que votre adversaire vient juste de faire, cela a moins d’utilité.
Un autre exemple :
Vous avez VV et sur relancer tôt dans la position. Vous vous faites sur relancer. Vous mettez votre adversaire sur 4 tops mains (rang, pas le nombre de cas). Vous venez juste d’accomplir l’un de vos but de réduire leur éventail de mains de peut être 30 à 4. Choisir de continuer ou non dépend de où le point de pression sera. Si sa sur relance était tapis ou une grosse partie de l’un de vos tapis, alors la main serait quasiment terminée. La pression est sur vous et vous prendre la décision. Si les tapis sont très gros, alors le point de pression est encore loin et il y a encore beaucoup de poker à jouer dans cette main. Disons que vous suivez et le flop est 8 7 6. Votre adversaire mise encore. Maintenant, vous pensez toujours que votre équité est en dessous de 50% (vous êtes probablement battu et vos outs ne compense pas ce fait) La décision de suivre ou relancer est encore dépendante du point de pression dans la main. Si sa mise est le point de pression la main est terminée. Par contre si vous suivez en douceur et relancez gros sa mise au turn, est ce que ce serait la mise de pression ? Si ici une relance de la taille du pot est le point de pression, alors vous pouvez faire cette mise si votre adversaire est capable de coucher une paire supérieure après toute cette action. En d’autres mots, pouvez vous ajoutez de l’espérance d’abandon de votre côté et être celui qui fait la mise de pression ? Si les tapis sont trop petits alors la réponse est non. Avoir des indices sur votre adversaire pour évaluer votre espérance d’abandon, sachant que probablement vous n’avez 2 outs, et être capable d’être celui qui fait la mise de pression sont tous des éléments important dans la main à ce point.
Dernier exemple :
4 joueurs dans un SnG, un joueur suit en première position avec AA. Il lui restait 8.5 grosses blind et le SB et BB l’avait couvert. SB a complété et BB a fait parole. Le flop tombe 6 5 2. Le SB mise et le BB relance. Je réalise ce que le joueur avec AA était en train de faire, mais regardez où cela l’a mené. Il est celui sous pression et il ne sait rien sur les mains des autres joueurs. S’il avait triplé le gros blind ou même 2.5, il y a une bonne chance que ce soit lui qui aurait mis la pression au flop.
Je pense que cet article peut faire tiquer certain débutant sur comment manipuler le pot/action pendant une main et pour d’autre cela sera sûrement déroutant comme l’enfer. Cela a du sens pour moi et j’espère que cela aura aide quelques uns d’entre vous. A mon avis ce genre de réflexions est le point essentiel du poker grosse mise et ce qui rend le NL si différent du poker Limit. Le poker limit c’est prendre le plus de décisions correctes sur le long terme alors que le NL c’est plus manipuler la pression aux moments opportuns.
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