Le nouveau documentaire "No Limit" ne montre pas de gagnant potentiel parce que même si la protagoniste est belle elle ne va presque jamais all-in. Au moins on ne la voit jamais le faire, soit sur le tapis ou avec les émotions douloureux que tout joueur de poker ou qui veut l'être est confronté.
Le point fort du film est en même temps sa plus grand faiblesse. Il y a des interviews très intéressants avec beaucoup de joueurs de poker très connus qui donnent des réponses candides sur les hauts et les bas du poker, et la mentalité forte qui est nécessaire pour survivre dans ce jeu cruel et souvent impitoyable.
Daniel Negreanu, de qui la réputation d'être très amicale à table est peut-être encore plus grande que celle de son succès, montre un côté de lui que les spectateurs n'ont probablement jamais vu encore. Il dit qu'il chasse impitoyablement ces adversaires, autant que quand il sait que quelqu'un d'eux a des problèmes personnels, il cible cet homme parce qu'il sait que celui et plus vulnérable. Après il se peut qu'il achète une bière au gars et qu'il sympathise avec lui, mais à la table "Je veux lui arracher le coeur et piétiner dessus."
D'autres belles phrases des légendes de poker comme Bobby Baldwin ("Tout dans la vie et équivalent à un jeu de cartes....le plus important est de comprendre les gens") et le théoricien légendaire David Sklansky, qui dit que les cotes implicites (implied odds) de chasser un rêve à long terme valent surement la peine à cause de la qualité de laquelle la vie est enrichi même si les chances de succéder sont minimales, parce que l'autre côté du coin et une vie avec le sentiment vide du regret.
Ou, comme le professionnel Kenna James dit: "Le poker et un microcosme de la vie. Soit c'est une éducation et tu en apprend beaucoup, soit ça te casse."
Le problème de "No Limit" et que après la conclusion du film on ne sait pas si notre héroïne, une dynamique mère célibataire avec le nom de Susan Genard, à fait une de ces expériences-là.
C'est pas que la brunette aux cheveux longues aime perdre, mais elle n'agonise pas autant qu'on attend d'une personne qui roule mal. La plupart de l'action du film montre le dealer donner les pots aux autres et ses complaintes sur les bad beats et les mauvaises cartes. Mais on n'apprend jamais du "pourquoi" de la motivation de Genard à jouer au poker, voyage qui comprenait une bref série d'événements avec un buy-in moyen et finissait avec un essai de gagner le grand argent dans un $5000 World Series of Poker tournoi. La plupart des joueurs de poker aspirés ont quelque chose qui les pousse, un désir profond soit de gagner l'argent, de devenir fameux, de réussir quelque chose de grand ou une combination de tout ça qui les poussent à revenir à table malgré la grande peine que cela peut donner. Avec Genard on ne sait vraiment jamais qu'est ce qui la pousse.
La seule fois ou on apprend un peu sur sa motivation est quand elle concède au début du film, que c'était une bonne idée de jouer au poker dans ces temps là, parce que Chris Moneymaker a donné le bonne exemple avec son gain fabuleux aux Main Event en 2003. Elle suppose, peut-être correctement, que le timing était bien de peut-être avoir un morceau de la tarte du poker-boom en produisant un documentaire bienfait avec l'aide de l'ancien amie intime et producteur de film Tim Rhys et elle-même comme star du film. On apprend qu'elle et qualifié pour la part de poker du film - son allure photogénique et hors question - parce qu'elle prend le jeu au sérieux et a gagné un petit tournoi de 8000$ Dollar dans le temps, ce qui lui vaudra une mention dans le magazine Card Player.
Ce qui semble une prémisse promettant et "No Limit" a ses moments. Mais ce qu'il manque et le moment de vérité, le moment ou tout est en jeu et la vie entière d'un joueur est mis à l'épreuve. On veut voir Genard fixer son adversaire quand celui met calmement tous ses chips au milieu et la met à l'épreuve ultime. On veut voir sa peur, sa peine et son procès de penser sur sa décision. Au dé la on veut sentir ce moment, parce que c'est la transition de tout joueur de poker qui veut prendre la prochaine étape.
Par contre on voit beaucoup de scènes gaies de Genard qui engagent d'autre joueurs à table; les hommes semblent attirés par son apparence et sa personnalité vivante alors que les femmes, y comprise la pro Kathy Liebert se sentent visiblement gênées. Ce qu'on ne voit pas c'est des conflits ou des triomphes réelles.
Et au moment où on croit que les émotions commencent les caméras arrêtent de tourner. Sa confidence et sa bankroll ont gonflé par une bonne nuit dans un side game lors qu'elle entre dans le $5000 Omaha eight-or-better évenement de la WSOP. Mais malheureusement pour le team "No Limit" - et à la surprise de aucun - les droits exclusives de l'ESPN en contrat avec Harrah's laissent les caméras de "No Limit" en dehors. Ce qui aurait pu être le pic du film est réduit en une série de communications téléphoniques qui racontent a Rhys, qui attend vivement des nouvelles, où le jeu en est.
Si la vrai motivation de Genard est un mystère, ce n'est pas le cas pour celle de Rhys. Le père du jeune fils de Genard, qui accepte toutes les complaintes et demandes extravagantes de Genard ne le fait pas parce qu'il espère que "No Limit" sera un succès au box-office, mais parce qu'il l'aime encore. Il est évident et on le lui voit dans son visage, et lorsqu'il apprend que Genard est enceinte avec son nouveau amant - ce qui est un peu un choque parce qu'on nous avait pas dit qu'elle aurait un nouveau amant - on sait que Rhys ment quand il dit que ça ne lui brise pas le coeur, mais qu'il est déçu du mauvais timing de la grossesse. Le fait que Rhys et plus facile à percevoir que ça contrepartie aide pas du tout au film.
Un autre défaut est dans le titre du film qui peut dérouter. "No Limit" est une phrase attirante qui représente un jeu et un style de vie, mais le jeu que Genard joue et fixed-limit Omaha et Stud eight-or-better. Il n'y a rien de faut avec ça, mais étant donné que l'obsession de la nation et celle du No Limit Poker il aurait été sympa qu'elle aurait joué au moins un ou deux tournois au No Limit Holdem.
Mais ce résumé et déjà presque tout que ce film avec son histoire incomplète raconte. "No Limit" et des fois ennuyant, des fois amusant, des fois touchant, souvent bizarre et si on ne sait pas si Susan Genard a appris quelque chose de son expérience on sait qu'elle l'a fait on ayant l'air belle.
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